« FIRST-TIME CALLER » de B.K. Borison : L’amour au bout du fil

Couverture "FIRST-TIME CALLER" de B.K. Borison - Verso©
Couverture "FIRST-TIME CALLER" de B.K. Borison - Verso©

Les comédies romantiques ont ce don de nous faire rêver, même quand on sait que la vie réelle est un peu plus chaotique. Et dans un paysage littéraire où les romances pullulent, B.K. Borison parvient à se distinguer avec son dernier opus, FIRST-TIME CALLER, paru le 4 juillet 2025 chez Verso, et point de départ d’une nouvelle série intitulée HEARTSTRINGS.

L’histoire suit Aiden Valentine, un animateur radio cynique qui ne croit plus en l’amour à force d’avoir vu des romances échouer. Il anime pourtant une émission nocturne dédiée aux peines de cœur et aux amours naissantes à Baltimore. Sa routine est chamboulée lorsqu’une petite fille futée appelle l’antenne en direct pour demander des conseils amoureux pour sa maman, Lucie, une mère célibataire et romantique invétérée. Ce qui commence comme un échange viral se transforme en une romance inattendue, mêlant tendresse, quiproquos et réflexions sur la vulnérabilité émotionnelle, ce qui n’est pas sans rappeler le film culte NUITS BLANCHES À SEATTLE, de Nora Ephron (1993), avec Tom Hanks et Meg Ryan, dans lequel une voix à la radio suffit à faire chavirer des vies.

B.K. Borison, originaire des États-Unis, vivant à Baltimore et déjà acclamée pour sa série LOVELIGHT FARMS – qui met en scène des romances rurales pleines de charme –, explore ici les thèmes de la monoparentalité, du deuil et de la quête d’amour dans un monde connecté. Elle capture la magie des émois avec une dose de modernité qui colle à notre époque, faite de podcasts et de réseaux sociaux. Son roman séduit par sa capacité à briser les stéréotypes, avec des personnages nuancés et une intrigue qui évite les clichés trop sucrés. Au fil des pages, la chimie opère tendrement entre deux cœurs que tout oppose au premier abord. Il y a d’un côté le grincheux au sarcasme bien dosé qui dissimule la vulnérabilité d’un être qui aimerait croire qu’une belle rencontre est encore possible, et de l’autre, une femme qui jongle entre travail, enfant et rêves d’amour. La magie a ses lois qu’on n’explique pas et B.K. Borison préfère plutôt se pencher sur l’étincelle dans la grisaille, celle qui peut donner une toute nouvelle couleur à un ciel obscur, au détour, par exemple, d’un échange banal qui vire à l’intime et vous cueille en quelques répliques avec un ton léger, non sans introspection profonde. Le style de l’autrice, fluide, pétillant et sans lourdeurs descriptives, rythme la lecture avec des petites touches ironiques qui font autant sourire que réfléchir.

Pour les amateurs de romances contemporaines, FIRST-TIME CALLER, est une bouffée d’air frais, prouvant que l’amour peut encore surgir de nulle part. B.K. Borison prépare déjà la suite de la série pour l’année prochaine, promettant d’autres cœurs à conquérir. Si vous n’avez pas encore collé l’oreille à cette fréquence romantique, c’est le moment idéal pour composer le bon numéro…