Ouverture de la 2e édition du festival CreaTVty à Sète : un hommage vibrant à la fiction française
Sous le ciel azuréen de Sète, où la mer murmure des secrets millénaires, la seconde édition du festival CreaTVty a été inaugurée ce mercredi 12 novembre, au cœur du Conservatoire à Rayonnement Intercommunal de Sète. Acclamé par un public envoûté, ce rendez-vous dédié à l’effervescence de la création audiovisuelle française s’est ouvert sur une note d’émotion palpable, mêlant convivialité sétoise et ambition innovante. Porté par une énergie contagieuse et un soutien municipal inébranlable, CreaTVty réunit professionnels, artistes et amateurs éclairés pour célébrer la vitalité tricolore de la fiction télévisuelle. Au programme : discours inspirants, dévoilements de séries en lice, présentations de jurys, le tout imprégné de l’âme méditerranéenne – cette alchimie unique de chaleur humaine et de créativité audacieuse.
Un élan municipal, pilier d’une vision partagée
C’est Hervé Marquès, maire de Sète, qui a donné le la à cette symphonie collective. Dans un discours empreint de sincérité et de clairvoyance, il a salué l’initiateur du festival, Stéphane Caput, avec ces mots chaleureux : « Ton idée est la bonne pour notre ville. » Évoquant les épreuves surmontées par les manifestations culturelles triomphantes, l’édile a réaffirmé son engagement indéfectible : « Tant que je serai là, je soutiendrai ton projet. Parce qu’il est essentiel, dans notre époque tourmentée, de se tourner vers les diverses façons de faire de l’audiovisuel. ». Au nom de la ville de Sète et de son conseil municipal, il a invoqué la « fierté sétoise », ce socle identitaire qui irrigue l’initiative, invitant l’assemblée à embrasser la richesse humaine qui la sous-tend. Un instant de tendresse rare dans l’auditorium : « Je sais que tu es sensible, et que tu es ultra stressé. Et ça va te faire du bien ! ».

Ce parrainage institutionnel résonne particulièrement en Occitanie, terre en pleine ébullition créative. Comme l’a rappelé Stéphane Caput dans une intervention foisonnante, les dix dernières années ont vu un essor fulgurant : plus de 547 entreprises audiovisuelles entre Montpellier et Toulouse, 110 sociétés de production, une explosion d’emplois depuis 2016, et des écoles de cinéma d’envergure mondiale, à l’image de l’ESMA – l’une des sept meilleures au globe –, représentée ce soir avec un hommage fervent à son directeur pour son rôle crucial dans la formation au cinéma et à l’animation.
La fiction française, un phénix en pleine ascension
Pivot de la soirée, le panorama dressé par Stéphane Caput contredit avec élégance les prophètes de malheur qui annonçaient la fin de la fiction hexagonale. « Effectivement, aujourd’hui, la fiction française se porte bien », a-t-il affirmé, illuminant l’assemblée de chiffres éloquents : HPI frôlant les 9 millions de téléspectateurs, CAT’S EYES sur TF1, ASTRID et RAPHAËLLE sur France 2, sans oublier MONTMARTRE, qui a clos sa diffusion sur des pics de 4 millions de vues. « Toutes ces séries sont un espoir absolument extraordinaire aujourd’hui », a-t-il martelé, citant le triomphe post-festival de SEUL, téléfilm de Pierre Isoard, lauréat l’an passé du Prix du Meilleur Unitaire et accueilli par de belles audiences sur France 2.

Ce festival, humble dans sa forme mais ambitieux dans son essence, tire sa force de partenaires fidèles, notamment le groupe Transpalux, les médias Midi Libre, Ici Hérault et Écran Total, l’école ESMA, les assurances BBLC, ainsi que UGC, Canal+, Ciné+ et OCS. « Vous avez eu raison de soutenir cette fiction française », a lancé l’organisateur, la voix chargée d’émotion.
« L’OR BLEU » : une saga d’été éco-engagée en avant-première
Au zénith de la soirée, une avant-première envoûtante : la saga L’OR BLEU, commande événementielle pour France Télévisions, prévue pour l’été 2026 sur France 2. Tourné aux confins du Vaucluse, entre L’Isle-sur-la-Sorgue et Apt, ce thriller écologique dissèque les fractures nées de la rareté de l’eau – un enjeu incandescent dans un monde assoiffé. La productrice Aline Panel, sétoise d’adoption, a livré l’âme du projet avec une intimité poignante : « Cette série est née dans mon jardin à Sète, près d’un puits. Ma sœur m’a dit : ‘C’est injuste, tu as de l’eau pour ton jardin, pourquoi pas pour tes voisins ?’ L’eau n’est pas à moi, c’est celle de la terre ! ». Remerciant ses voisins présents, elle a vanté l’éco-production menée tambour battant avec la scénariste Marie-Anne Le Pezennec, ici saluée : « Vingt ans après DOLMEN, nos enfants ont grandi ; son fils travaille même avec nous ! »

Flanquée de Julia Girot-Benedetti et Stéphane Massard, conseillers de programmes Fiction française chez France Télévisions, Aline Panel a loué l’accompagnement bienveillant de la chaîne : « C’était la première fois que je développais une série pour France Télévisions, et nous avons reçu une confiance et une amitié porteuses. ». L’équipe artistique, enrichie de jeunes comédiens au talent brut, a été magnifiée pour son engagement : « On a donné leur chance à des acteurs très jeunes. Il y a en France des talents partout ! ». Les interprètes, présents et émerveillés, ont partagé cette primeur avec le public, comme l’a confié l’actrice Barbara Probst : « C’est émouvant de découvrir la série avec vous. Merci de nous accueillir au festival ! ». Le réalisateur Hippolyte Dard, retenu ailleurs, a été ovationné par procuration.
Un jury d’étoiles pour couronner les talents
La soirée a également mis en lumière un jury exceptionnel, présidé par Pascal Elbé, qui n’a pu être présent le premier jour en raison de la sortie en salles de son film LA BONNE ÉTOILE, dont il assurait la promotion à Paris avant de rejoindre Sète. Parmi ses pairs :
- Iris Bucher, productrice visionnaire des séries LE BAZAR DE LA CHARITÉ (8,5 millions de téléspectateurs, diffusé dans 190 pays), et LES COMBATTANTES (plus de 5 millions de téléspectateurs).
- François Liétout, compositeur emblématique de bandes originales pour les séries LE BAZAR DE LA CHARITÉ, LES COMBATTANTES, LE SECRET D’ÉLISE…
- Ophélia Kolb, actrice révélée dans le film GAINSBOURG, VIE HÉROÏQUE, vue dans les séries DIX POUR CENT et PANDA, lauréate d’un Molière pour LA MÉNAGERIE DE VERRE de Tennessee Williams.
- Abdel Raouf Dafri, auteur-scénariste de film UN PROPHÈTE (Grand Prix du Jury à Cannes en 2009, et 9 César), qui bouclera le festival par la présentation de son adaptation en série pour Canal+.

Un jury de la presse, avec Éric Libiot (Écran Total) et Mathilde Allais (Europe 1), parachève cet aréopage et remettra l’un des huit prix du palmarès.
Un programme riche en découvertes régionales
Les jours à venir s’annoncent comme une odyssée à travers l’Hexagone, saluant les régions hôtes de tournages foisonnants : LES FAROUCHES (Lyon, avec Barbara Schulz et François Vincentelli, juré l’an passé), DEEP (Bretagne), L’AFFAIRE LAURA STERN (Grand Est, avec Valérie Bonneton), APRÈS LA FIN (premier long métrage de Frédéric Lopez, tourné au Grau-du-Roi et en Occitanie), EXTRA LUCIDE (série Ciné+ OCS de Bruno Merle, à Paris) et IMPACTS (Pays de la Loire, d’Alain Tasma, double lauréat 2024). Chacune de ces œuvres, nourrie par le soutien territorial, incarne le leitmotiv de cette édition : la fiction comme miroir des terroirs.
Promesse d’un avenir rayonnant
Dans un crescendo d’applaudissements, Stéphane Caput a clos son allocution : « Nous allons nous efforcer de proposer les choses les plus créatives possible pendant quatre jours. Merci à vous tous ! ». Puis, solennel : « Je déclare ouverte cette seconde édition de CreaTVty. » Ancré dans le tissu sétois, ce festival s’impose déjà comme un phare pour la fiction française. Rendez-vous dès demain pour la suite des projections. L’eau est au moulin, et elle coule à flots, porteuse de rêves inassouvis.
Informations et réservations sur www.creatvty.fr